Nicolas Bacri



Tre canti e finale
op 29 (1987-89)

(Concerto n°2 pour violon et orchestre)
(éditions DURAND)

TRE CANTI : Marcia funebre (Lento minaccioso) - Cavatina (Adagissimo teneramente con molto espressionne) - Stelo (Semplice e dolce) —

FINALE : Capriccio (Cadenza I - Presto - Cadenza II - Sognando - Cadenza III - Presto inquieto - Prestissimo)



Le premier mouvement (Tre Canti) fut principalement rédigé durant l'été 1989 d'après des esquisses datant de l'année précédente tandis que le second (un Finale en forme de Capriccio très virtuose) remonte à 1987, année pendant laquelle des esquisses pour une symphonie furent entreprises, abandonnées et finalement utilisées pour ce concerto qui ne fut achevé qu'en 1989.
Ce Concerto est extrêmement représentatif de ma tendance à la simplification des moyens d'expression qui, depuis mon Concerto pour violoncelle (1985-87) aspirait à devenir centrale dans ma trajectoire. Une des conséquences de cette quête d'une "écriture essentielle" est la recherche d'une "valeur absolue" de chaque son.
Le premier mouvement, d'une durée approximative de dix minutes et pouvant faire l'objet d'une exécution autonome sous le titre de Cantilènes, se compose de trois parties constituant chacune un chant élégiaque de caractère contrastant : le premier, lugubre et menaçant (Marcia funebre) est une sorte de passacaille sur un rythme obstiné; le deuxième, tendre et passionné (Cavatina) est, comme son titre l'indique, une pure effusion lyrique et se veut un hommage non déguisé à la célèbre Cavatine du 13° Quatuor de Beethoven et le troisième, contemplatif et apaisé (Stelo), reprend l'ostinato rythmique de la Marche funèbre à laquelle est superposée le matériau thématique de la Cavatine (confié aux altos) qui, varié, évoque la nudité d'un chant grégorien.
Le mouvement suivant, très virtuose, propose, tel le second visage de Janus, un contraste radical avec le précédent. Il offre au soliste de multiples occasions de briller et de se mesurer avec un orchestre parfois très agressif, à travers sept sections principales parmi lesquelles on ne compte pas moins de trois Cadences.
A la date du 19 janvier 1999, l'œuvre à fait l'objet d'un enregistrement discographique depuis plus de six années mais n'a toujours pas été intégralement donnée en concert.



Nicolas BACRI
Décembre 1989/août 1992/janvier 1999

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