| Nicolas Bacri "Je suis passé d'un langage polyphoniquement hypertrophié (1980-85) à un langage assez clair et mélodique. Entre les deux (1985-1987), il y a eu un travail sur la matière sonore qui m'a paru inévitable et qui s'apparente à celui de Ligeti, Lutoslawski ou Scelsi, et pas encore au lyrisme de Chostakovitch ou Britten, compositeurs dont je me sens plus proche dans ma musique récente. Mais l'idée de l'importance de la mélodie me travaillait au moins depuis mon Concerto pour violon et 21 instruments de 1982-1983 (j'avais vingt-et-un ans), partition sur laquelle, en exergue, j'ai cité une phrase de Tristan Tzara : "Je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur" ". Nicolas Bacri
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