| Guillaume Connesson | biographie | Guillaume Connesson (1970) par Grégoire Hetzel Guillaume Connesson a étudié le piano, l'histoire de la musique, l'analyse et la direction de chur au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt, ainsi que l'orchestration au Conservatoire National de Paris. Parallèlement à ses études, il a pris conseil auprès de Marcel Landowski. Il est actuellement professeur d'orchestration au Conservatoire National de Région d'Aubervilliers. Des commandes ont été à l'origine de la plupart de ses uvres, comme l'Aurore (Orchestre National d'Ile de France, 1999) vaste fresque orchestrale pour accompagner le film muet de Murnau, Supernova (Orchestre Philharmonique de Montpellier, 1997) ou, plus récemment Les enluminures (Orchestre Philharmonique de Radio France, 2000). En 1998, il obtient le prix Cardin de l'Institut de France pour Supernova et en 1999 le prix Nadia et lili Boulanger. En 2000 il obtient le prix de la SACEM. Il est actuellement en résidence avec l'Orchestre National des Pays de la Loire pour lequel il écrit une symphonie vocale créée en novembre 2000 à Radio-France. Guillaume Connesson est l'un des jeunes compositeurs les plus doué à l'heure actuelle. Ses uvres ont été très vite appréciées des mélomanes et des interprètes, des Fêtes du solstice pour orchestre, jouées au Théâtre des Champs-Elysées en 1992, au Night-Club (1996), pour lequel il a été nommé aux Victoires de la Musique. Son oreille sûre, son sens de la forme et de l'orchestre se sont d'abord développés auprès des meilleurs maîtres, qu'il a côtoyés dès son plus jeune âge, grâce aux disques et aux partitions. Ainsi Couperin, Wagner, Strauss, Debussy, Ravel, Stravinsky, le Messiaen de la Turangalîla-Symphonie et de St François d'Assise, le Dutilleux des Métaboles, mais aussi Steve Reich et surtout John Adams, ont été ses maîtres. L'école buissonnière l'a amené aussi à prendre au sérieux des musiciens de cinéma comme Bernard Hermann ou John Williams, ou encore le funk de James Brown. On pourrait tout à fait qualifier la musique de Connesson de "baroque". Prise dans un mouvement unique et sans fin, elle se déroule volontiers dans des formes à compartiments, ne cessant de se renouveler d'une section à l'autre, foisonnant d'idées rythmiques et mélodiques s'engendrant les unes les autres, se répondant, de pupitre en pupitre, dans une polyphonie virtuose. Récemment son langage adopte un cheminement plus dramatique, plus contrapuntique et plus chromatique aussi, pour former un climat tantôt impressionniste, tantôt violemment expressionniste. Grégoire Hetzel | | |