Extrait de presse sur la reprise du Chant de Nyandarua opus 6 par le Quatuor Cello en 1997 à New York :


Jean louis Florentz – jeune membre de l’Institut mais que nous suspectons d’être plus à l’aise dans les sables du Sahara – aime le violoncelle. Il lui a consacré un magnifique concerto où l’instrument soliste se dédouble, entretenant une relation gémellaire avec le premier violoncelle du rang. Cette pratique démultiplicatrice affecte également Chant de Nyandarua, puisque la partition pour quatre violoncelles créée à New York par Cello existe aussi dans une version pour huit violoncelles, ou avec orchestre. On retrouve dans cette étrange polyphonie toute la singularité de l’univers de Florentz : une harmonie personnelle, un goût pour la mélopée, une mélancolie mêlée d’allégresse.
L’œuvre, fluide, se redresse parfois, à le faveur de " nœuds " rythmiques, d’urgences ornementales qui font penser à l’inspiration extra-orientale dont Florentz ne peut être que marqué, lui qui enseigne l’ethnomusicologie au Conservatoire National Supérieur de Lyon. Pour autant, rien ne sonne comme cette world music souvent bâtarde et attiédie. Chant de Nyandarua est une pièce brûlante – sorte de Chansons madécasses modernes – que les quatre musiciennes jouent magnifiquement (…).

Renaud Machard
Le Monde
29 avril 1997

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