Dominique Probst

Dominique Probst, premier prix de percussion au Conservatoire de Paris en 1978 et prix de composition de la Fondation Lili Boulanger en 1979, a écrit de nombreuses musiques pour le théâtre (Comédie-Française, Théâtre National de l’Odéon, Théâtre National de Chaillot, Compagnie Renaud-Barrault, Festival d’Avignon, Compagnie Francis Huster...), mais aussi pour le ballet, la radio, la télévision et le cinéma.

En 1986, l’Académie des Beaux-Arts lui décerne à l’unanimité le prix de composition lyrique Marcel Samuel-Rousseau pour son opéra Maximilien Kolbe, sur un livret d’Eugène Ionesco. Représenté avec un vif succès dans cinq pays, Maximilien Kolbe est couronné par le prix Talents Nouveaux de la S.A.C.D. en 1990, ainsi que par un Orphée d’or de l’Académie Nationale du Disque Lyrique en 1991. Son second opéra, La petite sirène (commande de l’Etat sur un livret de Marguerite Yourcenar, d’après Andersen), créé en juillet 1993 à Poligny dans le Jura et filmé par France 3, sera repris les 23, 24 et 25 mars au Nouveau Siècle à Lille. Il sera interprété par 150 enfants du quartier Faubourg de Béthune,dans la mise en scène de Charlotte Nessi, l’Orchestre National de Lille étant dirigé par Pierre-Michel Durand.

Il termine actuellement une partition qui sera enregistrée le 28 avril par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pascal Rophé, avec pour soliste invité le violoniste Didier Lockwood. Enfin sa symphonie Une journée à Versailles, créée en 1991 et souvent rejouée depuis, sera interprétée par l’orchestre du C.N.R. de Rouen, sous la direction d’Olivier Holt, le 9 mai, dans la saison de concerts de l’Opéra Léonard de Vinci.

L’île de lumière

Ecrite pour trois percussions incluant le célesta, harpe et orchestre à cordes, L’île de lumière est à la fois une ballade ou poème symphonique (tournant ici avec obstination autour de la note ré), et une balade ou promenade dans l’île de Ré, dont la beauté très particulière des lumières confère à celle-ci un attrait unique. Sept sections structurent la partition qui cherche à traduire des sensations intenses et fugitives se rapportant à un lieu aimé :

1 - Perspective resplendissante des "Baleines" (prologue)
2 - Bain dans les vagues de "La Conche" (1er mouvement : largo)
3 - Senteurs "d’immortelles" sur le sable des dunes (interlude I)
4 - Marais salants à vélo (2ème mouvement : adagio)
5 - Concert de mouettes et haubans dans le vent qui se lève (interlude II)
6 - En bateau sur le "Fier" d’Ars (3ème mouvement : allegro)
7 - Le bonheur en partage (épilogue)