musique logo

demandes d'aides aux festivals 2012 :
la date limite de réception des dossiers est fixée
au vendredi 27 janvier 2012 [plus de détails]

assoc   aides   evenements   concert   commandes   actualites   liens   telecharger
paris de la musique grand prix lycéen concours internationaux commémoration landowski
Accueil > événements > grand prix lycéen recherche ok

Disques sélectionnés pour l'édition 2012


Le Grand Prix Lycéen des Compositeurs n’a qu’une seule préoccupation : faire connaître aux jeunes auditeurs une forme de musique qu’ils auraient peu l’occasion d’entendre, pour la plupart d’entre eux, en dehors de ce cadre.

La musique contemporaine est à peu près étrangère à l’univers culturel des lycéens pourtant, à chaque remise du Prix et dans les commentaires rédigés par les « jurés », on ressent souvent un réel enthousiasme. En fait, c’est assez simple d’écouter ces musiques : il suffit d’ouvrir les oreilles et de laisser entrer le son sans préjugé. Certains lycéens poseront la question de l’émotion, de l’expressivité, des sentiments véhiculés par la musique. Aux enseignants de leur expliquer que l’émotion, comme l'expressivité, ne naissent pas forcément d’une suave mélodie bien sucrée.

Les morceaux sélectionnés n’étant pas très longs, il est éminemment recommandé d’écouter l’œuvre intégrale.


Franck Bedrossian

Frank Bedrossian

Enregistrement : Manifesto
1 CD Æon/Outhere (AECD 1106)

Sélection :
Propaganda (plage n° 6)
Ensemble 2e2m, direction Pierre Roullier
Partition : Éditions Billaudot



Propaganda, pour quatuor de saxophones
et électronique (2008)

Propaganda procède d’une réflexion sur le son saturé. Franck Bedrossian remarque en effet que la saturation est une préoccupation fondamentale de la génération actuelle (et il note également que chaque génération eut ses préoccupations particulières). La saturation consiste à la production de sons inharmoniques où l’oreille est frappée à la fois par un nombre extrêmement élevé d’informations. Elle consiste donc une sorte de limite de l’ « audibilité » mais les limites, en musique, sont faites pour être repoussées. L’emploi d’un quatuor de saxophones et d’un dispositif électronique  n’est évidemment pas un hasard. Le compositeur a choisi cet effectif pour l’homogénéité des timbres des quatre instruments, leur capacité de fusion. L’ électronique sert à prolonger le spectre harmonique des quatre saxophones. Comme souvent dans ce genre de dispositif, l’oreille peut s’attendre à des surprises. L’on croit entendre des sons des sons électroniques alors que l’on entend les instruments, et vice-versa.
Les auditeurs pourront réfléchir au concept de spectre sonore, aux possibilités de l’électronique, à la notion de limite d’audibilité.

Propaganda a été créé le 4 mars 2008 à l’Opéra de Lyon par le Quatuor Habanera.
Durée de la sélection : 8 minutes

 

 

 

Edith Canat de Chizy

Édith Canat de Chizy

Enregistrement : L'Œuvre pour orchestre
1 CD Æon/Outhere (AECD 1105)

Sélection :
Times (plage n° 1)
BBC Symphony Orchestra, direction Kazuki Yamada

Partition : Éditions Lemoine

 

Times, pour orchestre (2009)

Le titre (« Temps ») fait référence à Besançon, capitale de l’horlogerie, ville du temps. L’œuvre fut en effet commandée pour la finale du 51e Concours de chefs d’orchestre de Besançon, en 2009. Le temps musical peut se manifester de diverses façons, régulières (ostinato), continues, discontinues, par des silences, des superpositions de strates temporelles, comme un fleuve dans lequel plusieurs courants coexisteraient ou au contraire « comme un fleuve tranquille ». Ce travail du temps est évidemment capital pour un chef d’orchestre et sa maîtrise est une compétence indispensable, d’où sa destination. Mais, même en oubliant les circonstances de la composition, la nécessité de penser le temps est une exigence « incontournable » pour tout compositeur (d’aujourd’hui ou de toujours).
On pourra s’intéresser aux divers « temps » présents dans l’œuvre, et au rapport entre les groupes instrumentaux et du temps – comment le temps est rendu sensible par l’instrumentation.

Création au Théâtre de Besançon le 24 septembre 2009 par le BBC Symphony Orchestra, direction Kazuki Yamada.
Effectif : 3 flûtes, 3 hautbois,3 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones 1 tuba, 3 percussionnistes, 1 timbalier 1 harpe, quintette à cordes.
Durée de la sélection : 12' 30 minutes

 

 

 

Bernard Cavanna

Bernard Cavanna

Enregistrement : Karl Koop Konzert
1 CD Æon/Outhere (AECD 1104)
Sélection : Karl Koop Konzert "Musette"
(1er mouvement, plage n° 8)
Pascal Contet, accordéon
Orchestre National de Lille, direction Grant Llewellyn

 

Karl Koop Konzert, comédie pompière, sociale et réaliste pour accordéon et orchestre (2007)

L’accordéon, instrument populaire par excellence n’a pas souvent eu droit de cité dans la musique savante. L’instrument d’Yvette Horner et Valéry Giscard d’Estaing n’est enseigné au Conservatoire de Paris que depuis peu d’années. Karl Koop était le grand-père du compositeur, qui jouait de l’accordéon en autodidacte. Ce Concerto lui rend hommage en utilisant au maximum les particularités de l’instrument (répons entre les claviers, jeux de souffle…) dans ses deux versions, musette et accordéon de concert. L’œuvre comprend quatre mouvements enchaînés dont les titres font référence à l’univers populaire du piano à bretelles (« Musette », « Sans flon flon », « Galop Pompier », « La fin du bal », qui évoquent l’univers de Satie en marquent bien l’aspect pompier, social et réaliste de cet étrange concerto
On pourra s’interroger sur les rapports entre musique savante et populaire, sur l’imagination créatrice du compositeur qui « joue » avec le matériau dont il dispose, sur la sociologie des instruments.

Effectif : soliste : 1 accordéon (accordéon 3 voix musette et accordéon de concert), 2 flûtes (jouant aussi la flûte piccolo, la flûte alto), 2 hautbois (jouant aussi le cor anglais), 2 clarinettes (jouant aussi la clarinette basse), 2 bassons (jouant aussi le contrebasson), 2 cors naturels [trompes de chasse en ré] (jouant aussi 2 cors), 2 trompettes [en ut et en sib] (jouant aussi la trompette piccolo), 1 trombone, 1 trombone basse, 1 tuba, 4 percussionnistes, 1 clavecin [amplifié], 8 violons I, 6 violons II, 6 altos, 4 violoncelles, 3 contrebasses.
Création à Lille le 24 mai 2008 par Pascal Contet (accordéon) et l’Orchestre National de Lille, direction Grant Llewellyn.
Durée de la sélection : 15'30 minutes


 

 

Hugues Dufourt

Hugues Dufourt
Enregistrement :
L'Afrique et l'Asie d'après Tiepolo
1CD DistrArt/Kairos (0013142
  KAI)
Sélection :
L'Afrique d'après Tiepolo
(plage n° 1 : de 12'15 à la fin)
Jean-Pierre Collot, piano
Ensemble Recherche

Partition :
Éditions Lemoine

 

L’Afrique d’après Tiepolo (2005)

L’Afrique d’après Tiepolo est conçu pour piano et petit ensemble (flûte piccolo, cor anglais, clarinette, clarinette basse, vibraphone, violon, alto, violoncelle). Le peintre italien Tiepolo (1696-1770) représente peut-être l’ultime stade d’un art baroque d’inspiration catholique. Il a décoré la Résidence de Würzburg de fresques représentant les cinq continents. Deux de ces continents picturaux, l’Asie et l’Afrique, ont déjà servi de matériau à Hugues Dufourt. Dans L’Afrique d’après Tiepolo, le piano – que l’on ne peut pas considérer comme un soliste de concerto, mène le discours. Les résonances qu’il propose dès le début de l’œuvre vont se transmettre, se prolonger en lentes irisations grâce aux autres instruments. Le temps de l’œuvre est lent, grave et distendu, mais l’intérêt toujours relancé par les jeux de timbres variés de l’ensemble instrumental, qui peuvent évoquer les complexes éclairages jouant sur les fresques de Würzburg.
On pourra s’interroger sur le spectralisme, étudier la progression de l’œuvre, repérer les rapports entre le piano et l’ensemble instrumental.

Création le 22 avril 2005 à Witten (Allemagne) par l’Ensemble Recherche.
Durée de la sélection
: 13'30 minutes

 

 

 

Philippe Hersant

Philippe Hersant

Enregistrement : Éphémères, Musical humors
1 CD Triton (TRI 331170)
Sélection : de "Ouragan" à "Oiseau des silences"
(plages n° 7 à n° 13 incluse)
Alice Ader, piano

Partition :
Editions Durand-Salabert-Eschig

 

 

Éphémères (1999-2003)

Éphémères est une suite de vingt-quatre pièces brèves pour piano. A l’origine, le pianiste Thierry Ravassard avait commandé à plusieurs compositeurs, dont Philippe Hersant, une pièce pour piano inspiré d’un haïku, cette forme de la poésie japonaise traditionnelle qui évoque tout en monde en trois vers. Piqué au jeu, Philippe Hersant a, selon son gré, sélectionné d’autres haïku du poète Bashô qui lui ont inspiré, en toute liberté, le cycle suivant qui dure 42 minutes dans sa totalité. Le cycle est dédié à sa créatrice Alice Ader, avec laquelle le compositeur a souvent travaillé.
On pourra comparer ces Éphémères avec certaines pages de Debussy, de Messiaen, ou avec des musiques orientales, lire les textes et imaginer des correspondances entre le poème et la musique.

Création par Alice Ader le 1er février 2004 à Radio France, dans le cadre du festival Présences.
Durée de la sélection
: environ 12 minutes

 

 

 

 Philippe Manoury

Philippe Manoury

Enregistrement : Inharmonies
1 CD Naïve (V 5217)
Sélection :
Inharmonies (plage n° 2)
Accentus, direction Laurence Equilbey
Partition :
Éditions Durand-Salabert-Eschig

 

 

Inharmonies (2008)

Inharmonies, pour chœur mixte à 24 voix, a été inspiré par une requête de Laurence Equilbey, chef du chœur Accentus. Elle souhaitait des conseils pour la fabrication d’un diapason électronique capable de donner des « la » de fréquences variées. Cela donna au compositeur l’idée d’écrire une pièce pour chœur suivant un procédé d’inharmonicité, la modulation en anneaux. Il s’agit d’ajouter et de soustraire une fréquence à un ensemble. Ce procédé que l’on peut réaliser par des moyens électroniques mais aussi vocaux ou instrumentaux, altère la couleur sonore. Le texte est une transformation de la célèbre  formule de Léonard de Vinci « L’arte e cosa mentale ». Ici, « arte » est remplacé par « musica ».
L’audition d’Inharmonies sera l’occasion de réfléchir à la structure du son, et au rapport entre l’acoustique et la musique.

Création par Accentus sous la direction de Laurence Equilbey le 3 novembre 2008.
Durée de la sélection : 8 minutes

   

Bruno Mantovani

Bruno Mantovani

Enregisrement : Time Strecht
1 CD Æon/Outhere (AECD 1102)
Sélection : Time Strecht (plage n° 2)
Orchestre Philharmonique Royal de Liège, direction Pascal Rophé

Partition :
Editions Lemoine

 


Time Strecht (on Gesualdo), pour orchestre (2006)

Time Stretch fut composé en même temps que le Concerto pour deux altos. A l’origine de cette œuvre, un madrigal de Carlo Gesualdo (1560-1613) : S’io non miro, non moro. De cette œuvre expressive et évocatrice mais rattachée à un style passé, le compositeur moderne va extraire une grille harmonique qui sera celle de sa nouvelle création. L’œuvre récente dépend donc de l’œuvre ancienne, lui est complètement liée, mais l’auditeur ne se rend pas vraiment compte de cette intégration, d’autant moins qu’aucune référence explicite n’est faite au langage de la Renaissance. Il ne s’agit pas d’un pastiche.
Il sera intéressant d’écouter le madrigal-source et d’envisager les différents rapports possibles entre un compositeur et le passé.

Effectif : 3 flûtes (aussi flûte piccolo), 3 hautbois (aussi cor anglais), 3 clarinettes (aussi clarinette basse), 3 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba, 3 percussionnistes, timbales, cordes.
Commande de l'Orchestre Symphonique de Bamberg pour le Concours de direction Gustav Mahler, «Time Stretch (on Gesualdo)» est dédié à Jonathan Nott, qui a créé cette œuvre le 20 octobre 2006 à Bamberg.
Durée de la sélection : environ 16 minutes

  Notices réalisées par Jacques Bonnaure
pour La Lettre du Musicien

 

Édition 2012 :

 

Général :

 

(c) musique nouvelle en liberté 2010 - Mentions légales - Contact - Plan du site